Effondrement de balcon en copropriété : quelle responsabilité pour le syndicat des copropriétaires ?
L'effondrement d'un balcon n'est jamais un incident anodin. Au-delà des dégâts matériels, ce type de sinistre engendre fréquemment des dommages corporels graves, parfois mortels. Pour la victime, comme pour le syndicat des copropriétaires inquiet d'être recherché en responsabilité, l'urgence est la même : identifier rapidement qui doit indemniser et sur quel fondement.
La règle de principe est exigeante pour la copropriété. L'article 14 de la loi du 10 juillet 1965 institue à la charge du syndicat une responsabilité de plein droit pour les dommages ayant leur origine dans les parties communes.
La réforme de 2019 a notablement supprimé la référence au « vice de construction » et au « défaut d'entretien », afin d'écarter toute idée de faute : la victime n'a strictement rien à démontrer d'autre que l'origine de son dommage dans les parties communes.
Cette règle se combine avec l'article 1244 du Code civil qui rend le propriétaire d'un bâtiment responsable des dommages causés par sa ruine, lorsqu'elle résulte d'un défaut d'entretien ou d'un vice de construction. Mais elle connaît des limites, en particulier en matière d'exonération, et s'articule avec d'autres fondements de Responsabilité.
Le balcon est-il systématiquement une partie commune ? Le syndicat peut-il s'exonérer ? Quels sont ses recours contre le constructeur ou contre l'entreprise qui intervenait sur l'ouvrage ?
Le point avec cet article.
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