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Effondrement de balcon en copropriété : quelle responsabilité pour le syndicat des copropriétaires ?

L'effondrement d'un balcon n'est jamais un incident anodin. Au-delà des dégâts matériels, ce type de sinistre engendre fréquemment des dommages corporels graves, parfois mortels. Pour la victime, comme pour le syndicat des copropriétaires inquiet d'être recherché en responsabilité, l'urgence est la même : identifier rapidement qui doit indemniser et sur quel fondement.

La règle de principe est exigeante pour la copropriété. L'article 14 de la loi du 10 juillet 1965 institue à la charge du syndicat une responsabilité de plein droit pour les dommages ayant leur origine dans les parties communes.

La réforme de 2019 a notablement supprimé la référence au « vice de construction » et au « défaut d'entretien », afin d'écarter toute idée de faute : la victime n'a strictement rien à démontrer d'autre que l'origine de son dommage dans les parties communes.

Cette règle se combine avec l'article 1244 du Code civil qui rend le propriétaire d'un bâtiment responsable des dommages causés par sa ruine, lorsqu'elle résulte d'un défaut d'entretien ou d'un vice de construction. Mais elle connaît des limites, en particulier en matière d'exonération, et s'articule avec d'autres fondements de Responsabilité.

Le balcon est-il systématiquement une partie commune ? Le syndicat peut-il s'exonérer ? Quels sont ses recours contre le constructeur ou contre l'entreprise qui intervenait sur l'ouvrage ?

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Location Airbnb au Touquet : comment louer en toute securité côté propriétaires ?

Le Touquet-Paris-Plage, station balnéaire emblématique de la Côte d'Opale, connaît depuis plusieurs années un essor spectaculaire des locations de meublés de tourisme. Entre 2021 et 2024, le nombre d'annonces publiées sur les plateformes de location de courte durée y a augmenté de près de 75 %. Derrière une rentabilité apparemment séduisante, les propriétaires se heurtent aujourd'hui à un cadre juridique de plus en plus dense : règlement de copropriété, autorisation administrative, obligations déclaratives, sanctions financières lourdes.

L'objet de cet article est de présenter, de manière synthétique, les règles applicables à la location en meublé de tourisme au Touquet, et d'éclairer les propriétaires sur les principaux points de vigilance.

Le meublé de tourisme, tel qu'il est défini par l'article L. 324-1-1 du Code du tourisme, désigne une villa, un appartement ou un studio meublé, proposé à une clientèle de passage pour des séjours de courte durée, à la journée, à la semaine ou au mois, sans que le locataire y élise domicile. Cette définition, en apparence simple, ouvre en réalité sur un dispositif juridique qui s'est considérablement durci ces dernières années, notamment depuis l'entrée en vigueur de la loi du 19 novembre 2024 dite loi Le Meur.

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Acte de notoriété acquisitive ou usucapion : peut-on devenir propriétaire par le temps ?

Vous occupez un terrain depuis des années.

Vous l’entretenez, vous l’exploitez, vous l’avez intégré à votre quotidien… sans jamais avoir signé d’acte de vente.
Une question finit alors par s’imposer : peut-on devenir propriétaire d’un bien immobilier simplement par l’écoulement du temps ?

La réponse est oui, dans certains cas, grâce au mécanisme de la prescription acquisitive, également appelée usucapion.
Mais ce mécanisme, souvent mal compris, obéit à des règles strictes et techniques.

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Assurance dommages-ouvrage : une indemnité faite pour réparer… et rien d’autre

Construire ou faire construire un bien immobilier représente un investissement humain, patrimonial et financier important. Une opération de construction fait naître de nombreux défis pendant la construction mais aussi une fois celle-ci achevée.

Ces défis, appelés désordres, peuvent entraîner des conséquences financières lourdes pour le propriétaire de l’immeuble et faire naître de grandes incertitudes quant à leur réparation : qui est le constructeur responsable et quel sera le coût des travaux ?

Afin de protéger au mieux le maitre d’ouvrage face aux désordres susceptibles d’apparaitre après l’achèvement de la construction, le droit de la construction et des assurances impose au maitre d’ouvrage la souscription d'une assurance spécifique : l’assurance dommages-ouvrage (DO).

Pensée comme une garantie de continuité et de sécurité, l’assurance dommages ouvrage (DO) permet au propriétaire du bien d’obtenir de manière quasi-automatique une réparation du désordre subit par la perception d’une indemnité sans avoir à chercher la responsabilité du ou des constructeurs.

Le propriétaire perçoit ainsi son indemnité lui permettant de réaliser ou de faire réaliser les travaux de réparation tandis que l’assureur se charge des recours contre les responsables.

Toutefois cette assurance est soumise à des conditions précises quant aux personnes pouvant en bénéficier et quant aux ouvrages et risques qu’elle garantit. Il en va de même pour l’indemnité versée par l’assureur DO au maitre d’ouvrage qui doit être affectée à la réalisation de travaux de réparation des désordres subis. 

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Garantie de parfait achèvement : le constructeur dispose-t-il d’un an pour lever les réserves ?

La réception des travaux marque un tournant majeur dans la relation entre le maître d’ouvrage et l’entrepreneur. À compter de cette date s’ouvre le délai de la garantie de parfait achèvement (GPA), prévue par l’article 1792-6 du Code civil.

En pratique, il n’est pas rare que les constructeurs tentent de minimiser la portée de cette garantie, en soutenant que l’action du maître d’ouvrage se limiterait à leur laisser un an pour exécuter les reprises, ou en cherchant à repousser les délais en multipliant les promesses d’intervention non tenues. Certains n’hésitent pas à affirmer, à tort, que l’expiration du délai d’un an les libère automatiquement de toute obligation.

Or, la GPA est une garantie d’ordre public qui impose des règles strictes. Le maître d’ouvrage doit respecter un calendrier procédural précis, mais l’entrepreneur n’est pas libre de s’en affranchir.

Mais que recouvre exactement cette garantie ? Le constructeur est-il tenu de lever les réserves dans un délai d’un an, ou ce délai n’est-il qu’un cadre pour la mise en œuvre de l’action ? Les réponses supposent de bien comprendre le champ d'application de cette garantie légale, son caractère impératif ainsi que les délais imposés tant au maître de l'ouvrage qu'au constructeur

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